S ?nat : ouverture de juin

mardi 7 juin 2011,par Jean Bosco Nzosaba

Honorable Gabriel Ntisezerana, président du sénat burundais, ouvert, le 6 juin 2011, les activités de la session ordinaire du mois de juin. A cette occasion, il a d’abord rappelé que le mandat du sénateur est national, conformément à l’article 149, alinéa 1 de la Constitution. Conformément à l’article 204 de cette même constitution, M. Ntisezerana a encouragé les sénateurs à contribuer par la collecte des données et des analyses, dans la formulation des questions écrites et orales, car elles offrent un moyen de contrôle de l’action gouvernementale. M. Ntisezerana a souligné que par obligation constitutionnelle et morale de contribuer au retour à la paix durable en province Bujumbura rural, les sénateurs ont effectué pendant leurs vacances parlementaires de mai, des descentes sur la colline Gakuyo de la zone Muhuta en commune Muhuta, sur la colline Mukonko de la zone Gisumo en commune Nyabiraba, sur la colline Vugizo de la zone Mutimbuzi en commune Mutimbuzi et sur la colline Masama de la zone Migera en commune Kabezi. « Notre espoir est que les comités de sécurité mis sur pied constituent une base et un aboutissement  », a-t-il souhaité. Parlant des perspectives et des recommandations de la session ordinaire de juin, il a indiqué que cinq projets de loi, à savoir le projet de loi portant Stratégie Nationale de développement de la Statistique au Burundi (SNDS-Burundi), le projet de loi portant ratification par la République du Burundi du protocole de la Cour de justice de l’Union Africaine, le projet de loi portant révision du code foncier du Burundi, le projet de loi portant révision de la loi n°1/ 03 du 19 février 2009 relative à l’organisation de la privatisation publique des services et des ouvrages publics et le projet de loi portant révision de la loi n° 1/ 006 du 26 juin 2003 portant organisation et fonctionnement des partis politiques seront analysés. Le président du sénat du Burundi a tenu à rappeler aux sénateurs qu’à côté de leur mandat de légiférer, de contrôler l’action gouvernementale, ils ont aussi la mission de contrôle de l’application des dispositions constitutionnelles exigeant la représentativité ou l’équilibre dans la composition d’éléments quelconques de la fonction publique ou des corps de défense et de sécurité ainsi que l’approbation des nominations aux hautes fonctions. « Le sénat tient à cœur le souci de maintenir une bonne diplomatie parlementaire  », a-t-il dit. Il a fait remarquer que la présente session s’annonce laborieuse, car elle comporte plusieurs défis à relever. « La situation du pays qui renoue avec la paix, demande de tous un sursaut patriotique  », a-t-il souligné, ajoutant qu’il importe d’inviter chacun d’eux à plus d’ardeur, plus d’efforts et surtout plus d’assiduité lors des séances plénières.

 

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