Echanges sur la politique nationale de l’Aide publique au d ?veloppement

mercredi 3 août 2011,par Jean Bosco Nzosaba

Le ministre du Plan et du Développement communal, M. Pierre Mupira, en collaboration avec le Comité national de coordination des aides (CNCA), a organisé mardi, à l’ intention des partenaires au développement, une séance d’échanges autour de la politique de l’aide publique au développement qui régira ce secteur, a-t-on constaté sur place. Selon le secrétaire permanent du CNCA, M. Pamphile Muderega, l’objectif général de cette politique est d’accroître significativement l’efficacité de l’aide publique au développement reçue par le pays de manière à contribuer aux transformations structurelles nécessaires à l’accession du Burundi, à l’émergence, et par conséquent, à la réduction progressive de la dépendance de l’aide. D’après lui, pour répondre aux défis de la gestion de l’aide au Burundi, des objectifs spécifiques ont été définis pour apporter des solutions aux problèmes majeurs identifiés. Il s’agit entre autres du renforcement des capacités nationales de gestion de l’économie, d’impulser la planification à long terme, la gestion macroéconomique, la programmation des investissements de gestion de l’aide, la gestion des finances publiques, la réduction de la fragmentation de l’aide, ainsi que le renforcement du contrôle parlementaire et citoyen. Les partenaires présents à cette rencontre se sont félicités de l’élaboration de cette politique, mais certains ont dénoncé des procédures lourdes qui les empêchent parfois de travailler ainsi que le manque d’indépendance dans leur travail. Le ministre du Plan et du Développement communal leur a indiqué que les bailleurs sont indépendants dans leurs actions mais, a-t-il dit, ils doivent respecter la ligne tracée par le gouvernement : il s’agit du Cadre stratégique de croissance économique et de lutte contre la pauvreté (CSLP). Le domaine de l’aide publique connaissait jusqu’alors des défis énormes, notamment au niveau des capacités institutionnelles et humaines éprouvées par une décennie de guerre civile, au niveau du cadre juridique et réglementaire de gestion et de coordination de l’aide lacunaire, au niveau de la prévisibilité et la transparence dans l’octroi de l’aide, ainsi qu’au niveau de l’alignement des programmes d’aides aux systèmes et priorités nationaux, la fragmentation de l’aide et au niveau de la redevabilité, a indiqué M. Muderega.

 

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